On peut faire le constat que l’on n’accorde peu de valeur aux objets communicants. Pourquoi ? Sûrement parce qu’ils sont destinés à une obsolescence inévitable, car suivant les progrès technologiques et que la miniaturisation rend leur fonctionnement incompréhensible ou leur réparation plus onéreuse que l’achat d’un produit neuf, mais surtout parce que « ce qui compte est ailleurs »*. La valeur de ces objets réside dans leur contenu, des multitudes d’objets immatériels dont on perçoit mal la valeur tant marchande, qu'affective, voir symbolique.

L’objet communicant, portail d’accès à notre univers numérique depuis l’habitat, doit être vecteur de la richesse d’informations et de fonctions qu’il recèle. C’est là le travail du designer, qui, grâce à la palette dont il dispose (travail du matériau, de la forme, de la lisibilité de contenu et des fonctions) doit créer un objet pérenne, un objet auquel "on tient".

*La métamorphose des objets, F. Kaplan